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by on December 5, 2017 in More Press

17 DOTS USA

Marc Perrenoud Trio, Two Lost Churches: High octane piano trio that doesn’t forget the melody. Swiss pianist and composer Perrenoud, historically, has kept the personnel on his albums to three or less, and his ability on this album to build a sense of more out of less is evidence of his comfort level with the small combo setting. Modern piano trio, but keeps things grounded in the jazz tradition. Nice stuff. Dave sumner

17 dots USA

 

 

LES ECHOS

Second album du trio du pianiste suisse Marc Perrenoud, « The Lost Churches » va marquer 2012. On est frappé par le lyrisme puissant du pianiste, qui signe les compositions (sauf « Autumn Leaves »), alterne les morceaux introspectifs délicats et les thèmes roboratifs. Conquis aussi par l’équilibre du trio. Le contrebassiste Marco Müller est le ciment. Le batteur Cyril Regamey, peut ainsi ponctuer, colorer librement les morceaux. Avec eux, l’imagination est au pouvoir !

R. C., Les Echos
A Paris, Sunside, 20 et 21 mars.

 

LANGNAU JAZZ NIGHTS // SCHWEIZER KÜNSTLER VIELSEITIG

Ein grosses Anliegen ist es Walter Schmocker auch Schweizer Künstlern eine Auftrittsmöglichkeit zu geben. Am Abend des 23. Juli durfte das Publikum dem jugendlichen und mit Freude musizierenden Marc-Perre- noud-Trio aus Lausanne lauschen. Den Abend eröffneten Marc Perrenoud (p), Marco Müller (b) und Cyril Regamey (dr) mit der sehr stimmigen Eigenkomposition «MIB». Bereits hier zeigten sich die Qualitäten des Trios: Gute Führung im Piano, der Bass als solide Basis und ein Schlagzeuger, der präsent und technisch versiert ist, ohne negativ aufzufallen. Der Abend gestaltete sich als interessante Mischung von Eigenkompositionen und Standards. Mit dem Lied «You and the Night and the Music» gelang den drei Schweizern nach dem einstündigen Konzert ein hervorragender Abschluss.

Guido Kunz

 

CULTURE JAZZ // MARC PERRENOUD TRIO AU CHÂTEAU DE CLERMONT EN GENEVOIS

Le festival de Jazz du Chateau de Clermont en Genevois fétait cette année ses dix ans. Sur trois, jours, dans un cadre renaissance enchanteur, il a proposé une programmation étonnamment riche (…) Nous qui découvrions ce festival n’avons pu assisté qu’au concert du trio de Marc Perrenoud (on se rachètera l’année prochaine). Nous ne fûmes pas décus, bien au contraire, par ces trois suisses au brillant catalogue… Plus sérieusement, Marc Perrenoud, Marco muller et Cyril Regamey, ont fait montre du talent que nous leur connaissions déjà et qui s’affirme au fil du temps. L’aisance et la maturité qui se dégagèrent hier soir de ce trio fut rien moins qu’impressionnante, son énergie à la hauteur de composiitions sensibles et des reprises savamment réarrangées qu’ils donnèrent à entendre à un public judicieusement participatif.Ne manquez pas la onzième édition. Nous, nous y serons.
Yves Dorion

 

MARC PERRENOUD TRIO

L’on ne voit d’abord, au piano, que son dos, massif, puissant, souple, à l’origine de tout mouvement – ce n’est pas pour rien que l’on parle d’un principe organisateur comme d’une colonne vertébrale – tandis que la tête est étonnamment rejetée en arrière, roulant sur les épaules avec jubilation. Ici, rien ne suggère le moindre effort, rien n’évoque la plus petite tension. Encore moins n’existe-t-il une volonté quelconque de passer en force ou d’imposer. Seuls le jeu, l’espièglerie, l’amusement étonné de découvrir la musique qui se déroule quasi incidemment alentour, animent ce rachis de géant. Très différents sont les autres rouages de ce beau triangle de trio.

Le batteur est à la fois construit et mû par une hallucinante série de ressorts de haute technologie, fondus dans un alliage des meilleurs titanes, cobaltés en électrolyse par une armée d’artisans, de maîtres de forge, et de chimistes experts, eux-mêmes épaulés et sagement conseillés par les meilleurs tambourineurs que nos différents cultures musicales ont produits.

Cet assemblage, relié par des circuits électriques à haute conductivité, donne un musicien dont la rapidité, la technique et la réactivité épatent les sens les plus aiguisés. Entre les polarités inverses du piano et de la batterie, la contrebasse. Telle le fil incandescent de la bonne vieille ampoule à filaments, que ce cher Joseph Swan n’imaginait pas si vite reléguée aux placards, nous trouvons son tungstène lumineux. Graves, profondes, présentes, ces cordes vibrent à leurs propres fréquences, apaisent de leur épaisseur savoureuse une surbrillance loisible. Ce sain phénomène ne va pas sans un douloureux impôt à payer, ces doigts de chairs et de sang vaporisant, dans les tempi extrêmes, un peu de leur humaine matière par une sublimation palpable. L’on oubliera pas un public atypique et dionysiaque, conquis dès les premiers tours de carrousel de cette belle fête foraine, où les montagnes russes épouvantent, où le théâtre hypnotise, et où les chevaux de bois appellent aux rêves.

Yves Massy

 

JAZZ RHONE ALPES // MARC PERRENOUD TRIO AU CHÂTEAU DE CLERMONT EN GENEVOIS

C’est un président heureux qui s’est présenté une dernière fois cette saison. Jean-François Gojon, qui préside le Jazz-Club d’Annecy est fier de constater le succès du 10ème festival. Les trois soirs affichèrent quasi complet et ce soir ne déroge pas à la règle. En première partie, le trio du jeune pianiste suisse Marc Perrenoud avait été invité. Avec la lourde tâche de préparer le terrain à Jean-Jacques Milteau et son projet désormais bien rodé “Soul conversation”. Le trio se met en place et au top départ les fauves sont lâchés.

Pas un instant de chauffe. Marc Perrenoud attaque à fond avec trois de ses compositions. Ça va vite, les notes volent. On est surpris par la sureté et l’élégance du pianiste et de l’ensemble. Cyril Regamey besogne avec énergie sa batterie sans tomber dans un boum-boum primaire. Marco Muller tire sur ses cordes comme un beau diable. On se calme un peu et on entame un “Solar” revisté par Marc Perrenoud. Difficile de reconnaitre le thème de Miles et puis tout s’éclaire.

Quelle recherche dans l’arrangement ! Ces trois là nous font forte impressions dès les premières mesures et ça ne se relâchera pas durant tout le set. Nous vous conseillons vivement d’aller faire un tour chez votre disquaire préféré pour faire l’acquisition (si ce n’est déjà fait) du dernier album “Logo” de Marc Perrenoud. Ce bleu bordé de vert (“Blue in green” in english), ce morceau nommé “Solar”. Ça ne vous rappelle rien ? L’artiste fait allégeance à Miles Davis, un de plus ! Mais ca vaut le coup.

Pascal Derathé

 

CITIZEN JAZZ

Marc Perrenoud, à la tête d’un jeune trio, trace des sentiers prometteurs pour le jazz pianistique européen. Après des débuts remarqués avec Sylvain Ghio en duo, Logo est son premier disque en trio. Sobre et classique, en leader il ne manque pas d’élégance et combine discrétion du jeu, complexité harmonique et lyrisme en retenue à la manière de Marc Copland, sans doute un de ses maitres.

On sera ainsi emballé par l’écoute de « Logoglace », où le jeu collectif s’amenuise jusqu’à ne conserver que quelques schémas minimaux du piano romantique et impressionniste, échos lointains des leçons de Bill Evans, tandis que la section rythmique plane au-dessus du thème, en suspension. Logo se partage entre standards interprétés avec science et morceaux originaux.

Évidemment, devant « Blue in Green » et « Solar », excellent diptyque davisien, certaines compositions peuvent sembler en retrait : ainsi de « MIB » et son post-bop élégant, ou l’orientalisant « Emira ». Le trio n’est jamais meilleur que lorsqu’il s’empare d’un matériau bien connu pour en proposer une interprétation – ou plutôt une écoute signée, voire engagée : une manière de jouer ces standards suffisamment personnelle pour en redéfinir l’identité, en sélectionner certains éléments et en retrancher d’autres. Ainsi de « Alone Together », qui met en tension la mélancolie de l’original par une approche tout à fait convaincante. Avec une régularité réjouissante, Cyril Regamey (batteur) et Marco Müller (contrebassiste) s’illustrent comme des sidemen de qualité.

Toujours présent pour épauler ses partenaires, le batteur déploie un jeu subtil et nuancé, tandis que le contrebassiste opte pour des progressions harmoniques complexes dont le piano tire ensuite parti pour développer thèmes et chorus raffinés. Reste à souhaiter que ces jeunes musiciens gravissent rapidement les échelons de cet art difficile entre tous qu’est le trio. Ils en ont les moyens. Mathias Kusnierz

 

LE TEMPS

 Cela ne veut rien dire, la douceur. Marc Perrenoud fait mine de rien, quand il marche dans les rues de Genève, l’air de n’en vouloir à personne, le cheveu lisse. Même sur un piano, il donne le sentiment de voler à dix lieures au-dessus de la mêlée. on dirait un gymnosophiste méditant sur sa colonne, un mécanicien de précision qui contrôle à l’oreille le délicat vrombissement de son engin… M.B. Le Temps (suisse) >>

TRIBUNE DE GENEVE

Une pochette bleue encadrée de vert, littéralement Blue in Green, comme si l’horizon infini du ciel et de la mer se contractait dans un écrin de verdure. Logo est un disque de fin d’été, de flânerie au crépuscule dans la caresse des derniers rayons de soleil avant l’automne.

Il y a quelque chose d’extraordinairement sensuel mais aussi d’organique dans le premier album du trio formé par le pianiste genevois Marc Perrenoud avec Marco Müller (contrebasse) et Cyril Regamey (batterie). Un mélange d’intensité, d’urgence et de volupté qu’on trouve parfois au concert, rarement au disque.

Contagieuse, l’énergie générée par les trois complices ne lâche plus l’auditeur pendant 52 minutes, sur cinq compositions originales du pianiste et quatre standards, des lignes souples de Mib jusqu’à You and the Night and the Music, interprété avec une nonchalance distinguée digne du vieux maître cubain Rubén González. Le trio trouve aussi le temps de réinventer/s’approprier/transfigurer deux standards de Miles Davis, Blue in Green et Solar. Prenant ce dernier titre à la lettre, Marc Perrenoud va jusqu’au bout de sa relecture fulgurante, dans une envolée modale extatique et hallucinée qui se hisse, à sa manière joyeusement turbulente, aux côtés des versions historiques de Bill Evans ou Keith Jarrett. Un disque qui brûle les doigts.

Lucas Sabatini

 

CULTURE JAZZ

Marc Perrenoud trio : la modernité dépassée… Le trio piano, basse, batterie du vingt-et-unième siècle est-il un classique post-moderne ? Classique comme la formule du trio, maintes fois immortalisée depuis un bon demi-siècle, post-moderne pour l’expression musicale ? Marc Perrenoud, Cyril Regamey et Marco Muller, sont un bon exemple de cette modernité dépassée. Complexité harmonique, subtilité, finesse d’écriture, tout y est. L’énergie déployée est quelquefois…badplusante, ESTique. Les plages lentes sont selon nous plus convaincantes. Là, le trio s’aère, s’élève et nous touche (Mir, Blue in green, par exemple).

Mais peut-être est-on naturellement plus lyrique… et irritable quand la cadence s’accélère (l’âge ? ). Ces trois musiciens constituent un trio sans faille et démontrent à l’envi leur excellence, nous en convenons bien volontiers. Mais on est, quelquefois, légèrement gêné par la couleur binaire de la batterie qui alourdit la trame d’une musique qui ne demande qu’à s’émanciper dans la fréquentation de détails imprévisibles, dans des lointains sans apprêts où l’art de la suggestion est un authentique écho, un soupir d’aise pour l’auditeur étonné.

Quant à la quadrature du trio et sa résolution, il est indubitable que Marc Perrenoud et ses complices ajoutent une pierre à l’édifice ; “Logo” est un très bon album et l’on est curieux des projets musicaux de ce trio helvétique auquel nous nous permettons de soumettre les mots du poète, suisse lui-aussi, Philippe Jaccottet : “Il se peut que la beauté naisse quand la limite et l’illimité deviennent visibles en même temps, c’est-à-dire quand on voit des formes tout en devinant qu’elles ne disent pas tout, qu’elles ne sont pas réduites à elles-mêmes, qu’elles laissent à l’insaisissable sa part. Yves Dorison( LYON )

 

DRS

 Der Westschweizer Shooting-Star ist natürlich Colin Vallon, eine Generationen vor ihm war es Thierry Lang, im elektronischeren Bereich ist es Leo Tardin: Aus der Westschweiz tauchen mit einer solchen Regelmässigkeit hervorragende Pianisten auf, dass das Logo «Pianist aus der Westschweiz» fast zu einem Gütesiegel geworden ist. Und in diese illustre Reihe gesellt sich jetzt ein neuer Name: Marc Perrenoud, mit seiner zweiten eigene CD. Beat Blaser, Basel DRS (Suisse)

FNAC

Après de solides études menées aux conservatoires de Lausanne puis Genève, Marc Perrenoud devient le jeune pianiste de Jazz le plus prometteur de sa génération. Après Stream Out , voici son tout nouvel album : Logo. Une vraie réussite. Improvisateur-né, Marc Perrenoud y revisite 2 titres de Miles Davis ( Blue In Green, Solar…) et livre ,entre autre, 5 nouvelles compositions. D’emblée, son piano nous propulse dans un monde d’harmonie et de mystère. Perfection des rythmes, totale fusion musicale entre les musiciens ( Cyril Regamey : drums et Marco Müller : basse), ce jazz frais et sensible nous comble. Tarik Tamzali, responsable Jazz, Fnac Suisse

L’HEBDO

 Avec ce nouvel Album, la formation genevoise emmenée par le pianiste Marc Perrenoud fait preuve d’un jeu virtuose et aérien. Oscillant entre compositions originales et reprises de standards ( dont Blue in Green et Solar de Miles Davis) ces onze titres distillent un jazz intense et accueillant. Christophe Schenk, L’hebdo ( janvier 09 )

ONE MORE TIME

 « vous n’écoutez pas un trio « de plus » comme il y en a des milliers d’autres mais bel et bien un de ceux qui a quelque chose d’original et de particulier à nous faire écouter… Un des meilleurs trios actuels que j’ai entendu depuis fort longtemps ! A acquérir sans plus attendre » Jean Michel Ressier

CONCERT AU FLUX LABORATORY

Marc Perrenoud Trio? They were good a year ago, they’ve justimproved further! **** Cyril Regamey, the drummer remains a rhythm Stradivarius who plays with such an ease that everything sounds evident, easy, smooth. He switches from impossible 7 against 5 to 3 against 4 rhythms water flows down the river. His apparently simple but just well balanced beats just set every cell of your body to the same tempo. A pure pleasure, always. I’ve seen him playing jazz, pop, Reggae, experimental, electro, boogie, classical, he’s always amazing. Keep an eye on this guy.

The pianist, leader and composer, Marc Perrenoud, has done a greatjob on fine tuning the arrangements since last year. His fingers are very volatile: fast as a bird often, light as a feather when from time to time, but firm, powerful delicate as a tiger prawns. And the piano was obviously better than the AMR one and allowed him to express his subtle touch far better.The double bass player, Marco Müller, is the one who changed his play most since last concert. I had mentioned experimental way of playing last time. All that has disappeared everything is now smooth and follows a clean track. Is that really good? I’m not so sure. Actually, he’s maybe just the visible part of the iceberg. The whole trio has clearly moved from a more improvised music to a more written one.

The good point is that the general result is far “better”, in terms of synchronization spheres, endings, solos. It almost sounds like a movie soundtrack this is, also, a danger I hope they will avoid in the future. Their playing is becoming so good that it might feel too “polished”, not to say commercial ad, if they went further in that direction. I hope they’ll find and keep a good balance between the sound quality and the lifeless delivery. The third tune was a perfect example for me of that balance.

I could hear that the music was delivering a message. Clear, coherent, smooth, but at the same time very much alive and full of emotions. In any case, I am looking forward to buy their forecasted don as they release it. And if you like good jazz, you should stay tuned with that band

I’d bet more than a quarter that we’ll see them some time programmed at the Stravinsky. I don’t think I’m lying if I say that all the attendants loved the concert. Thank you to them for trusting my taste and joining me. Good music is even better music when shared with fine people. Last but not least, the place, Fluxlaboratory, is just gorgeous.

Design, original, modern, minimalistic, but confortable at the same time.

Afirst time for me there, but surely not the last.

 

ASSOCIATION OF JAZZ JOURNALIST

Aujourd’hui, J’ai le plaisir de vous faire écouter la plus importante découverte de l’année pour moi, Marc Perrenoud. Ce pianiste est fou, son énergie, son swing. Il est de Genève comme beaucoup de talentueux pianistes (…)

Juan Carlos Hernandez

 

DER BUND

Un répertoire de standards et compositions originales interprétés avec une énergie presque insolente. Un traitement harmonique interessant ainsi qu’une impressionnante technique pianistique permet à ce jeune pianiste de remporter le prix du meilleur solliste au Festival International de Bern 2006.

 

MARC PERRENOUD SYLVAIN GHIO DUO // LIABILITY (BELGIQUE)

Ils sont deux : l’un à la batterie, l’autre au piano. « Et où est la contrebasse ? « Y en a pas mon p’tit… ».

Cette absence de poids de la « grand-mère » ne laisse cependant pas orphelin le reste de la famille. Bien au contraire. Elle force le piano de Marc Perrenoud et la batterie de Sylvain Ghio à remplir l’espace vacant laissé par la contrebasse bon. (…) Stream out se compose de deux parties. La première se traduit par une succession de reprises jazz ou rock. Horace Silver, pianiste incontournable du hard-bop, côtoie sur cet album les Red Hot Chili Peppers et Depeche Mode. Ces relectures jazz de titres essentiels (?) du rock laissent à penser que la survie cette musique pourrait bien passer par le jazz. En tout cas, elle révèle la qualité de ses titres qui ont fait la réputation du genre musical le plus écouté sur la planète.

Que dire de ces reprises ? S’il est difficile de répondre sur les reprises jazz, celle de Depeche Mode est tout simplement réussie. Délicate et grossière à la fois, cette reprise est équilibrée et se laisse réécouter sans lassitude. Marc Perrenoud est aussi un compositeur. C’est l’objet de la deuxième partie du disque. Des titres assez courts, dans l’ensemble minimalistes et distingués. Pas de prise de risque certes. Mais pourquoi en prendre lorsqu’on peut faire les choses simplement et efficacement … ?

Ces 40 minutes de Stream Out sont agréables. L’oreille n’est à aucun moment écorchée par des sonorités agressives. L’ensemble est fluide et cohérent. Marc Perrenoud, à seulement 25 ans, prouve qu’il a une grande carrière devant lui (cf. « Vis island », superbe titre concluant l’album).

Borys, Bruxelles, BELGIQUE

 

ALL-ABOUT-JAZZ // (12.06 ) // “SREAM OUT” // MARC PERRENOUD/SYLVAIN GHIO – (ALTRISUONI-2006)

Deux gars peuvent faire un bruit d’enfer en ce bas Monde, demandez donc à Romulus et Remus , à Watson et Crick, ou encore à Jordan et Pippen . Le pianiste Suisse Marc Perrenoud et le batteur Français Sylvain Ghio, tous deux la vingtaine passée , se sont réunis à Genève en juin 2006 pour en faire de même. Heureusement ils ont aussi pensé à y ajouter une dose de beauté et de merveilleux nécessaires, ainsi qu’une bonne dose de swing bien marqué. Cela ne paraît pas aussi « out » (passé de mode) qu’ils ne le pensent dans leur titre de pochette, bien au contraire et ce disque fait partie de ma liste des meilleurs disques jazz de l’année.

C’est le premier disque de jazz de Marc Perrenoud, musicien de formation classique qui affectionne certainement le lyrique , perceptible dans ses petits amuse-bouches que sont « Interlude 3 » ou « Interlude 7 ». Et des thèmes comme « Vis Island » et« L’escalier » sont sans assurément de remarquables compositions avec un grand C, dans le sens où elles développent, en les mêlant, mélodies et contrepoints.

Perrenoud fait preuve d’une grande maîtrise, même si le monde du Jazz est nouveau pour lui. Et c’est en cela qu’il est bon d’avoir un partenaire « dur à cuire » et rugueux comme Sylvain Ghio. Sa façon de jouer de la batterie est à son sommet quand il ne s’inquiète pas trop de se conformer à quelque plan que ce soit, Ecoutez, par exemple, son intro semi-free de leur version de « Peace » d’Horace Silver, tous ces roulements de toms et ces frémissements de cymbales – qu’il adoucit progressivement de sorte que Perrenoud puisse venir s’installer avec le thème au piano – thème qu’ils transforment et chamboulent subtilement pendant ces trois minutes et de superbe manière. Tout comme dans l’intro de «Voyage » de Kenny Barron , où son groove bien marqué aiguillonne Perrenoud pour une magnifique démonstration d’improvisation pointilliste. En résumé, il est excellent d’entendre ces deux jeunes « s ‘éclater » , excellent de les entendre jouer « Enjoy the silence » de Depeche Mode , qui se transforme en une suite de 9 minutes où ils iront au-delà de toutes les variations possibles de cette chanson , et comme il est amusant de les entendre transformer « My friend » des Red Hot Chili Peppers en une douce et gentille ballade. Mais c’est encore plus amusant quand ils deviennent tous deux un peu fous. Heureusement, ce n’est pas la dernière fois qu’ils travaillent ensemble, ou que Perrenoud côtoie le jazz ni la dernière fois que j’entendrai Depeche Mode joué ainsi. Je pense que ces deux musiciens ont encore de merveilleuses aventures à vivre ensemble. Matt Cibula (Traduit de l’anglais)

 

JAZZMAN

(12.06)*** A suivre  Pour son premier disque, le jeune pianiste suisse bardé de prix et récompenses risque la formule du duo avec batterie. (…) un sans faute dans le choix du répertoire, puisant avec intelligence à des sources aussi diverses, voire inattendues, que Randy Brecker, Horace Silver, Ralph Towner ou encore les Red Hot Chili Pepers. Enjoy the Silence , de Depeche Mode, témoigne de la vogue des annés 1980 qui fait rage depuis peu, mais le traitement qui lui est appliqué, avec un long contrechamp en perpetuum mobile qui court sous la mélodie, s’inscrit plutôt dans la lignée d’un Brad Mehldau faisant son miel de Radio Head. Le très beau Talk to the Tress de Randy Brecker met en œuvre de considérables moyens pianistiques mais L’ Escalier révèle aussi un compositeur particulièrement subtil, privilégiant un lyrisme ne reculant pas devant la complexité harmonique, à la manière d’un Marc Copland. Marc Perrenoud n’est pas encore parvenu à la maturité ni à l’originalité des grands pianistes que l’on à évoqués mais il faudra veiller à garder une oreille sur lui

 

LE NOUVELLISTE

La batterie et le pianofont la paire Original non, une batterie et un piano pour tout un concert de jazz? C’est le rendez-vous auquel vous convie la Ferme-Asile, ce samedi soir à Sion. Le duo est formé du pianiste Marc Perrenoud qui passe pour l’un des plus prometteurs du pays et le batteur français Sylvain Ghio qui rappelle étonnamment le jeu d’un des Suisses les plus reconnus dans le milieu, Daniel Humair. Perrenoud et Ghio viennent de passer à l’AMR de Genève, s’apprêtent à conquérir Chorus à Lausanne, et opèrent un petit détour sédunois pour nous offrir leurs compositions originales, revisiter quelques standards du jazz ou encore nous plonger dans le pop-rock de Depeche Mode et des Red Hot Chili Peppers. Le duo jouera aussi des titres de son album «Stream Out».

Qui décline un jazz fusion, mâtiné de musique classique. Les deux jazzmen modulent à leur guise tempi et harmonies. Composent volontiers sur scène. Puisse l’inspiration les visiter en terres valaisannes!

EM/C

SWISSDISC // UN JAZZ AUX RACINES CLASSIQUES

Accompagné du batteur parisien Sylvain Ghio, le pianiste genevois Marc Perrenoud sort son premier album de jazz. Intitulé «Stream out», celui-ci mélange des improvisations proprement jazzy à des passages aux accents de musique classique. Un des meilleurs exemples en est «Interlude 7», un très beau solo pour piano composé par Marc Perrenoud lui-même.

Le jazz européen contemporain est beaucoup plus lié à la culture classique et de ce fait, il est devenu très différent du jazz américain, comme le relève d’ailleurs le pianiste. Mais à côté de cette influence, le disque propose aussi des standards de la pop revisités et totalement transformés par le jazz au point d’en devenir méconnaissables, tels que «My friends», des Red Hot Chili Pepper ou encore «Enjoy the Silence», de Depeche mode, un des coup de cœur de ce disque. Le tout donne un album très maîtrisé et dans l’ensemble véritablement réussi, malgré quelques passages un peu moins structurés qui tirent un brin en longueur.

Hélène Koch

 

TRIBUNE DE GENEVE // MARC PERRENOUD ” STREAM OUT “

Le pianiste genevois Marc Perrenoud forme avec le batteur français Sylvain Ghio un duo fusionnel, d’une rare qualité d’écoute. Dans “Stream Out ” ( Altrisuoni ), les deux hommes combinent avec maestria énergie, invention et sens de la répartie. Comme beaucoup de pianistes actuels, Marc Perrenoud s’aventure avec bonheur dans le répertoire pop, de Depeche mode aux red Hot Chili Peppers.

Lucas Sabbatini

VIVA LA MUSICA (09.2006) // MARC PERRENOUD & SYLVAIN GHIO DUO STREAM-OUT

Marc Perrenoud et Sylvain Ghio dialoguent depuis plusieurs années, en cultivant la plus petite formule orchestrale possible. Ce faisant, ils évitent de s’accompagner l’un l’autre, préférant se renvoyer la balle pour relancer le propos. Au programme, des morceaux choisi du jazz ( Kenny Barron, Horace Silver ), des compositions de Marc Perrenoud, ainsi que des interprétations très ouvertes de morceaux pop actuels ( Depeche, Mode, Red Hot Chili Peppers ). Les deux complices démontrent ainsi que tout peut-être propice à l’improvisation quand on partage une vista et une vision commune.

Christian Steulet

 

L’IMPARTIAL (11.09.2006) // DU JAZZ ALLUMÉ

Pour la reprise de leur saison de concerts, vendredi dans la cave du Petit Paris à La Chaux-de-Fonds, les Murs du son ont frappé un grand coup en accueillant le nouveau projet du guitariste français Marc Ducret, «Un sang d’encre». En première partie, le pianiste Marc Perrenoud et le batteur Sylvain Ghio ont présenté un répertoire composé principalement de standards, tordus jusqu’à en devenir pratiquement méconnaissables (magnifique «All the Things you Are»). Le pianiste égrène ses harmonies complexes auxquelles son compère prodigue un subtil contrepoint rythmique. (…), Un excellent moment avec cette prestation tout en finesse.

Nicolas Heiniger

TRIBUNE DE GENEVE // MARC PERRENOUD, LE PIANO À TOUT PRIX

 23 JUIN 2006. Le jazzman genevois vient d’enregistrer son premier CDAu collège, on le qualifierait de fort en thème. En jazz, on dira que c’est une bête à concours. A 25ans, Marc Perrenoud vient de rafler sa cinquième distinction. Fin avril, il est le premier Romand à remporter le prestigieux prix Henniez qui couronne le meilleur jeune soliste du Festival international de Berne.

Auparavant, il avait déjà obtenu les lauriers en improvisation libre au Conservatoire de Genève, de l ‘Open Show et du Montreux Jazz Chrysler Award. Autre récompense, l’obtention de la bourse zurichoise Friedwald qui soutient les espoirs suisses.

Chapitre formation, Marc Perrenoud a commencé à étudier le piano à 6 ans. Ses jeunes années baignent dans la musique. Papa joue du hautbois à l’Orchestre de la Suisse Romande, maman de la flûte traversière et enseigne au Conservatoire. (…)

Du quartet au duoDans cette carrière naissante, la trajectoire semble réglée comme du papier à musique. Jusqu’à 20 ans, Marc Perrenoud étudie ses classiques, tout en se rodant au jazz. Dans le même temps, il passe sa maturité artistique au collège de Saussure. Il décroche ensuite le diplôme de l’Ecole de jazz de musique actuelle ( EJMA ) à Lausanne. Le voilà pour devenir professionnel. En 2003, il s’orientait déjà dans cette direction à la tête de son quartette Quartz. Il passe ensuite au trio et enfin au duo, à l’image de celui qu’il forme actuellement avec le batteur parisien Sylvain Ghio. C’est avec ce complice qu’il vient de sortir son premier disque. Enregistré dans les studios de Thierry Lang, le CD présente dix titres et sera diffusé en septembre sous le label suisse Altrisuoni.

« Nous avons vraiment bénéficié de conditions idéales. C’est l’aboutissement d’un an de travail. J’ai eu à ma disposition le plus beau piano de la région…le rêve quoi. » Comme il le souligne, tout marche à merveille pour Marc « ces temps-ci ». S’il ne cache pas avoir été influencé par de grands noms ( Keith Jarret, Herbie Hancock, Bill Evans, Gonzalo Rubalcaba), il tente d’explorer une voie davantage novatrice. « A l’image de Bill Carrothers, je m’engage dans une ligne poussée sur le plan harmonique. Plus dépendante de la culture classique, l’esthétique du jazz européen contemporain est devenue très différente de l’américain. (…)

Energie à transmettreA juste titre, Marc pense que le duo accorde davantage de liberté. Il autorise le renouvellement de la forme et permet d’avancer sur une piste plus personnelle. Peut-on pour autant vivre du jazz aujourd’hui ? « Oui, je commence à m’en sortir. Il est vrai que j’enseigne aussi le piano au Flux Laboratory de Carouge, où je donne six heures de cours par semaine. Rien n’est jamais acquis pourtant. Le nombre de concerts varie considérablement d’un mois à l’autre. (…) Il nous fixe rendez-vous à l’automne, où une tournée en Suisse est prévue en première partie du guitariste

Marc Ducret.

 

« Denn im erlaufe dieses Albums enfernt sich das Ensemble immer mehr von geläaufigen Harmoni-Mustern, lotet auf noch nicht oft erkundeten Pfladen neue Möglichkeiten der freien Improvisation aus »
Tome Fuchs, Piano Magazine, Deutschland

« Today, I have the pleasure to show you the most important discover of the year for me(…) Marc Perrenoud. This pianist is crazy, he swings. Gosh, he is from Geneva like a lot of talented pianists who are from there(…) »
Juan Carlos Hernandez, ( AJJ ) Association of Jazz Journalists

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